Elle s’adresse aux patientes qui ont un ventre à peau (en excès) distendue, flasque, avec ou sans vergetures, avec des plis disgracieux, souvent après les grossesses ou une perte de poids importante.

CHIRURGIE PLASTIQUE ET ESTHETIQUE DE L’ABDOMEN

 CAS A

 

PHOTO AVANT  INTERVENTION. NOTEZ LA PRESENCE D’UNE CICATRICE DE CESARIENNE VERTICALE AVANT INTERVENTION.

CAS A

 PHOTO APRES INTERVENTION.

 CAS A

 

PHOTO COMPARATIVE DE PROFIL :

A GAUCHE, ON VOIT QU’IL Y A RELACHEMENT DES MUSCLES

DROITS DE L’ABDOMEN.

SUR LA PHOTO DE DROITE, ON NOTE QUE LE VENTRE EST

PLUS PLAT SUITE A LA REPARATION DES MUSCLES.

 CAS B

ABDOMEN  AVEC PEAU FLASQUE  SANS EXCES GRAISSEUX MAIS AVEC DIASTASIS DES MUSCLES DROITS.

 CAS B

 

APRES INTERVENTION.

NOTEZ QUE LA CICATRICE EST BASSE, LEGEREMENT COURBEE VERS LE PUBIS.

 CAS B

 

 LA CICATRICE EST BIEN COUVERTE PAR LES SOUS-VETEMENTS.

 CAS B

MEME PATIENTE AVANT INTERVENTION DE PROFIL. NOTEZ L’ASPECT DU VENTRE ROND A CAUSE DU DIASTASIS DES DROITS.

 CAS B

 PHOTO APRES REPARATION DES MUSCLES ET PLASTIE ABDOMINALE.

D’AUTRES CAS SONT VISIBLES DANS LA GALERIE PHOTOS. 

Quelles sont les indications de la plastie abdominale?

Elle s’adresse aux patientes qui ont un ventre à peau (en excès) distendue, flasque, avec ou sans vergetures, avec des plis disgracieux, souvent après les grossesses ou une perte de poids importante.

Quand se rajoute une épaisseur de graisse sous la peau, ce poids excédentaire distend davantage la peau, qui peut venir parfois recouvrir le pubis, voire même le haut des cuisses.

Se rajoute parfois un problème de relâchement musculaire de la sangle abdominale, donnant un aspect de ventre rond qui devra être traité dans le même temps.

Le principe de l’intervention est de faire une incision la plus basse possible afin que la cicatrice soit facilement dissimulable par un maillot de bain ou même un string. A partir de cette incision, la peau et la graisse abdominale sont décollées du plan musculaire, puis étirées vers le bas. L’excédent de peau et de graisse est réséqué, la sangle abdominale musculaire peut être remise en tension, si son relâchement donne l’aspect d’un ventre rond de profil.

Les causes de cette détérioration de la paroi abdominale

  • – La prise de poids avec épaississement du pannicule graisseux de l’abdomen : cet excès de poids distend la peau.  L’ensemble glisse vers le bas jusqu’à recouvrir partiellement, voire totalement le pubis, c’est le tablier abdominal.Cet excédent cutané graisseux est disgracieux et parfois gênant, il peut être à l’origine de plis de macération et de mycose des plis, en particulier en été.
  • – Les grossesses multiples ou gémellaires : elles peuvent parfois entraîner un ventre forcé avec une peau affinée et souvent fortement vergeturée. En général, ces patientes n’ont pas d’excédent graisseux, parfois même il n’y a que la peau sur la paroi musculaire. Celle-ci est souvent distendue et présente un écart (diastasis) des muscles qui nécessite une réparation car, de profil, ces patientes ont la partie inférieure du ventre rond.
  • – Le perte de poids importante avec fonte de la graisse abdominale qui ne s’accompagne pas d’une rétraction cutanée abdominale : si celle-ci est excédentaire, cela donne l’aspect de ventre flasque, avec de multiples plis à différents niveaux, au-dessus et en-dessous de l’ombilic. Les vergetures, discrètes avant l’amaigrissement, deviennent très apparentes après celui-ci.

Réparation des muscles de l’abdomen

Les muscles de l’abdomen, en particulier les muscles droits, peuvent être lésés au cours de la grossesse. Le ventre semble rond, en particulier sous le nombril.

Sur ce dessin, on voit que les muscles droits (les carrés de chocolat) du côté droit sont très proches des muscles du côté gauche. Au cours de la grossesse, il peut y avoir une séparation de ces muscles. On parle alors de diastasis des muscles droits.

Ce diastasis des muscles doit être réparé pendant la chirurgie abdominale.

Le placement de la cicatrice

Il y a donc un compromis à trouver avec la patiente dans l’emplacement de la cicatrice. Elle choisira le modèle de maillot de bain ou de sous-vêtement qu’elle préfère, en ayant bien présent à l’esprit que la mode va changer mais que les cicatrices resteront au même endroit pour elle. D’une façon constante, la cicatrice sera placée la plus basse possible sur le pubis et remontera latéralement. L’intervention va consister à placer une cicatrice définitive dissimulée par le sous-vêtement.

La qualité de la cicatrice est imprévisible et si, dans la grande majorité des cas, elle est de bonne qualité, il faudra bien envisager toute les éventualités dans les cas de patientes qui présentent déjà d’autres cicatrices dont la qualité est médiocre.

Il faut éviter la cicatrice verticale, que ce soit en sus, sous-ombilical et également le segment de cicatrice entre l’ombilic et le pubis. Car, en maillot de bain deux-pièces, ces cicatrices signent la chirurgie .

Il ne doit y avoir qu’une seule cicatrice passant très bas, située dans la pilosité pubienne, qui doit ensuite remonter au-dessus des plis inguinaux et se diriger vers et au-dessus des saillies osseuses du bassin en avant (les épines iliaques).

L’ombilic est un autre élément-clé de cette intervention. Quand elle est circulaire, parfois avec les traces de points en visible, cela signe la chirurgie. Le nombril préexistant doit être enfoui ou on peut aussi créér un néo- nombril afin d’éviter la cicatrice circulaire périombilicale. Le choix de la conservation ou non du nombril sera laissé à la patiente.

La cicatrice est longue, incurvée vers la bas, une traction importante s’exerce dans les premiers temps sur la partie sus-pubienne. Il y a par conséquent une remontée de la pilosité pubienne. C’est la raison pour laquelle il faut placer la cicatrice la plus basse possible.

Le point de détail

Une fois l’incision basse réalisée, on décolle vers le nombril qui, s’ il est conservé, doit être isolé par une incision circulaire permettant de le laisser attaché sur les muscles abdominaux.

On se retrouve alors avec toute la peau abdominale détachée des muscles, avec un trou à l’endroit où il y avait le nombril découpé, celui-ci étant resté sur le plan musculaire. Le tablier cutané ainsi soulevé est tiré vers le bas. Il faut donc que le trou laissé par le nombril se retrouve dans la partie de la peau qui sera enlevée.

C’est la raison pour laquelle, dans les anciennes méthodes, la cicatrice est haute (au-dessus de la culotte), car cela facilite le geste chirurgical, mais le résultat est désastreux.

Le nombril

Les cicatrices de nombrils en bouton de chemise ou en cible de fléchette donnant trop l’aspect chirurgical peuvent être considérées comme une imperfection.

La conservation du nombril est souvent possible, sinon l’on sera amené à faire un néo-nombril.

Avant l’intervention

Il faudra avoir au moins deux consultations avec son chirurgien. La décision doit être plus que mûrement réfléchie.

Il faut avoir un poids stable depuis au moins un an, à quelques kg près.

Ne pas envisager de grossesse, car une fois la réparation faite, la survenue d’une grossesse peut tout détériorer.

Arrêter la pilule un mois avant l’intervention, en particulier si le risque de survenue d’une complication thrombo embolique (la phlébite) est important.

Arrêter de fumer pendant le mois qui précède l’intervention et les deux semaines qui suivent.

En cas de présence de plis de macération, un avis du dermatologue sera nécessaire.

Une bonne hygiène,  avec deux douches par jour pendant les semaines avant et après l’intervention.

On évitera tous les médicaments qui peuvent allonger le temps de saignement et la coagulation, en particulier l’aspirine et les anti-inflammatoires. Ne prenez rien sans en avertir votre chirurgien.

Pendant les semaines ou mois qui précèdent l’intervention, faire des exercices de musculation de la sangle, sans que ce soit une préparation pour les Jeux Olympiques.

Le chirurgien vous apprendra à faire les mouvements en sollicitant le moins possible la musculature abdominale, en particulier les muscles droits (les tablettes de chocolat), surtout pour se lever ou se mettre dans un lit.

Pour s’allonger, il faut s’asseoir au bord du lit, pencher la tête et le tronc du côté de l’oreiller, mettre ensuite les jambes sur le lit, puis se tourner sur le dos, tous ces mouvements étant faits en s’aidant des mains et des bras.

Vous vous procurerez des bas à varice de classe 2.

Un vêtement compressif ou une gaine abdominale est prescrite.

Acheter le médicament qui vous aura été prescrit à l’avance.

Veiller à contacter une infirmière qui soit disponible pour la première semaine de pansement.

Avant l’intervention, il est important de respecter certaines consignes :

  • – arrêter de fumer un mois avant l’intervention,
  • – ne pas boire d’alcool durant les jours qui précèdent l’opération,
  • – couchez-vous tôt la veille de l’intervention.

L’intervention

Le matin de l’intervention, vous entrez à la clinique à 7:30 à jeun.

Le chirurgien vient vous voir dans votre chambre pour vérifier que vous avez bien respecté les consignes préopératoires.

Vous devez ensuite prendre une douche avec un antiseptique.

Les photos sont faites avant et après le tracé opératoire.

Puis mettre les bas de contention, pendant et après l’intervention.

La durée de l’intervention est d’environ une à deux heures.

Après l’intervention

Après intervention, un pansement est mis en place sur l’abdomen.

Vos jambes sont surélevées, ce qui réduit la tension sur la cicatrice et améliore le drainage veineux.

Avant que l’on vous reconduise dans votre chambre, un passage en observation en salle de réveil sera nécessaire.

Une fois dans votre chambre, vous serez installée sur le dos avec les jambes surélevées.

Il vous sera conseillé de ne pas vous lever seule les premières fois.

On vous demandera de bouger la jambe régulièrement.

Le traitement anticoagulant sera mis en route le jour même de l’intervention.

La sortie se fait le lendemain. On retire les drains de redons. Il n’y aura pas de fil à enlever, car les sutures sont sous la peau et les fils sont résorbables, ce qui évite les marques de fils sur la peau.

Les pansements seront faits si une infirmière vient chez vous pendant la première semaine. Elle fera également les injections d’anticoagulant pendant 7 à 10 jours après l’intervention.

Tous les mouvements seront faits pour ménager les muscles droits .

Accéder aux photos de l’intervention